* J'emprunte à Eric Berne, fondateur de l'analyse transactionnelle, un concept qui a emporté mon adhésion lorsque j'ai lu son livre* et qui m'a permis de voir les choses sous un éclairage nouveau.
Il n'est pas question dans cette page de résumer les principes de l'analyse transactionnelle, car étant diététicienne, je ne suis pas compétente dans ce domaine et, bien que cela soit absolument
passionnant, nous déborderions du cadre que je me suis fixé.
Je me concentrerai donc exclusivement sur la manière dont notre scénario affecte notre réalité subjective et, par là même, la réalité objective et sur les répercussions que cela peut avoir sur notre poids et notre santé.
* Par exemple, et en simplifiant à l'extrême (que les puristes me pardonnent !), une personne dont le scénario est d'être riche, et qui est profondément imprégnée de cette
vérité, se considèrera facilement comme une personne riche traversant seulement une période difficile, si l'argent vient à manquer. Même pauvre, elle
ne se considèrera pas comme pauvre, si son scénario est d'être riche. Cette attitude l'aidera à surmonter les épreuves qu'elle rencontre parce qu'elle est
convaincue que cela ne peut pas durer. C'est un scénario de gagnant ou de non-perdant.
* A l'inverse, une personne dont le scénario est d'être pauvre risque de se sentir pauvre toute son
existence, même si elle devient riche ! Elle se considèrera alors comme quelqu'un de pauvre, qui
provisoirement, traverse une période moins noire... Mais elle continuera d'être pauvre, dans sa tête, d'agir comme quelqu'un de pauvre, et d'être malheureuse et frustrée, si tel est son scénario. C'est un scénario de perdant.
* Bien évidemment, on peut avoir un scénario de perdant, de gagnant ou de non-perdant, quel que soit le milieu social dont on est issu.
* Il est important de savoir que l'on peut renoncer à son scénario au lieu de le suivre jusqu'au dénouement, soit de son propre fait, soit avec l'aide d'une psychothérapie, si ce scénario est comme un boulet que l'on traine
et qui entrave notre bonheur et notre réussite. Car ce scénario est semblable à ces dons que les fées offrent dans les contes, penchées sur le berceau d'un nouveau-né. Dons ou malédictions, selon qu'il s'agit d'une bonne ou d'une méchante fée. Enchantement, bon ou mauvais, dont on peut s'affranchir
grâce à une sorte de contre-enchantement, d'antidote, une prise de conscience, une décision, une permission.
* Vous aurez compris, je présume, où je veux en venir. Votre scénario est-il d'être gros ? Très gros ? Ou plutôt de corpulence moyenne ? Ou même maigre ?
Votre scénario prévoit-il que vous soyez obèse pendant cinq ans puis que vous réussissiez à maigrir pour vous stabiliser à votre poids de forme ?
Ou bien est-ce un scénario de perdant, qui vous maintient et vous enfonce dans l'obésité, qui vous conduira peut-être à un infarctus, et à la mort...
* Certaines personnes obèses arrivent à perdre beaucoup de poids. Mais si elles se voient grosses dans leur tête, que va-t-il se passer ?
Soit elles vont rester minces mais continuer à se trouver grosses (et être mal dans leur peau), soit elles vont regrossir pour que l'image qu'elles ont
d'elles-mêmes coincide de nouveau avec l'image qu'elles montrent au monde extérieur.
* Il faut parfois réformer complètement son système de valeurs, abandonner des principes qui desservent nos intérêts,
pour pouvoir évoluer positivement. Si votre scénario est un scénario de perdant, il est peut-être temps de vous en débarrasser !
Soyez critique avec la façon dont vous voyez les choses, si cette vision vous est défavorable ou représente une menace.
* Je terminerai sur une citation extraite du livre d'Isabelle Filliozat et Hélène Roubeix, Le corps messager :
«En se connaissant lui-même, en prenant la responsabilité de satisfaire ses besoins, en s'autorisant à créer sa vie comme il l'entend, l'homme peut éviter la maladie. La possibilité de somatiser est une soupape de sécurité, un dernier moyen de porter un message dont nous ne voulons pas prendre la responsabilité.
Mais nous pouvons aussi éviter à notre corps de supporter le poids de nos conflits.»
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* Eric Berne, Que dites-vous après avoir dit bonjour ?