Les produits minceur
* Les gellules de phytothérapie et autres aide-minceur à base de plantes ?
Achetées en pharmacie EXCLUSIVEMENT pour éviter les ingrédients inconnus et dangereux :
De nombreuses plantes possèdent des vertus diurétiques, dépuratives, ou permettant d'améliorer la digestion.
A utiliser en plus d'un régime hypoénergétique équilibré, en association avec une activité physique régulière et suffisante.
Certaines plantes figurent aussi parmi les poisons les plus toxiques, c'est pourquoi il ne faut pas penser que tout ce qui provient du règne végétal est bénéfique à la santé. Les substances psycho-actives ou qui accélèrent le rythme cardiaque ne sont jamais anodines (caféine, guarana...).
Des bonnes choses, rappelez-vous qu'il ne faut pas abuser : cela est valable pour les préparations à base de plantes aussi.
* Les crèmes minceur, anti-capitons, etc. ?
Elles permettent, grâce au massage et à leurs principes actifs,
la stimulation des zones "rebelles". Ce procédé favorise donc la circulation sanguine
et lymphatique, entraînant une meilleure mobilisation de la graisse locale et l'élimination des déchets.
A utiliser seules ou en association avec un régime équilibré, tout en ayant une activité physique suffisante et régulière.
Si on a du poids à perdre, le régime est indispensable.
Si on est mince mais que l'on a de la cellulite, il est la plupart de temps inutile de faire un régime
hypoénergétique : il convient simplement de rééquilibrer l'alimentation et de bouger.
* Les substituts de repas ?
Ils sont utiles pour remplacer un repas plutôt que de le sauter. Dans ce cadre, on peut y avoir
recours de temps en temps.
Pour faire un régime hypoénergétique équilibré à base de susbtituts de repas, ne pas oublier de compléter les repas avec des fruits et des légumes.
Bien lire la notice d'utilisation et en respecter les modalités. Revenir ensuite à une alimentation naturelle, équilibrée. Il faut savoir qu'inclure des substituts de repas dans une ration hyperénergétique par ailleurs ne fait pas maigrir mais grossir.
Il importe également de souligner le fait qu'on peut réaliser des repas très légers qui conservent leur valeur sociale et symbolique ainsi que le plaisir du goût, avec de vrais aliments. L'aliment de synthèse n'est pas la panacée et il est
assurément préférable d'apprendre à s'en passer, en s'intéressant davantage aux qualités des vrais aliments plutôt que d'entretenir une certaine peur (voire une peur certaine) des aliments et ingrédients naturels en médicalisant à outrance l'acte alimentaire.
Quelques exemples de menus très basses calories, équivalant à l'apport énergétique d'un substitut de repas.
* Les produits sucrés "de régime" ? Gâteaux, confitures, chocolat...
Ils n'ont pas d'intérêt particulier par rapport autres produits sucrés équivalents :
ils restent des produits sucrés et ne doivent en aucun cas avoir une place
privilégiée ni dans une alimentation équilibrée normale, ni a fortiori dans un régime amaigrissant !
* Les médicaments qui font maigrir ou le prétendent ?
Aucun ne peut être conseillé a priori car soit ils n'ont pas d'efficacité réelle, soit ce sont des substances (coûteuses) qui entraînent des effets indésirables annulant leur intérêt thérapeutique : ce ne sont en aucun cas LA solution à un problème de poids et dans les quelques cas où ils peuvent être préconisés, l'avis préalable du médecin et le suivi médical sont indispensables.
* Les coupe-faim ?
Avoir faim est tout à fait normal et cela se produit plusieurs fois par jour. Nier les signaux naturels de l'organisme contribue au problème de poids bien plus que cela n'aide à les résoudre.
Il convient donc de répondre judicieusement à cette faim lorsqu'elle est réelle, par un choix d'aliments dont la qualité et la quantité
répondent bien aux besoins de l'individu. Si le sujet n'a pas réellement faim, mais s'ennuie ou ressent de la tristesse ou un vide intérieur,
les coupe-faim ne l'aideront aucunement et risquent au contraire de renforcer un sentiment d'échec et de manque de volonté.
On a davantage besoin d'être écouté, entendu et pris en considération, que de se voir prescrire (ou s'auto-prescrire) des coupe-faim.